Les facteurs d’émissions des usages de Microsoft 365

Les facteurs d’émissions des usages de Microsoft 365

Ordre
10
Publication Date
March 8, 2025
Published
Tags
Numérique responsable
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Les facteurs d’émissions des usages de Microsoft 365

Un service en ligne comme celui de Microsoft 365 est bien différent d’une application qui tourne sur un serveur local ou sur son ordinateur. Le stockage des données dans le Cloud à grande échelle nécessite la construction de centres de données, qui doivent être réfrigérés et sécurisés. Peu d’études ont étudié le cas spécifique du stockage de données à travers un service en ligne Cloud. Stanford a publié en 2017 les conclusions d’une étude sur le sujet. Plus récemment en 2021, l’agence fédérale de l’environnement allemande, l’équivalent de l’Ademe en France, a publié des travaux très détaillés de l’analyse de l’impact environnemental du cycle de vie des infrastructures Cloud.

La consommation énergétique du stockage d’un To durant 1 an

L’étude de l’agence allemande détaille l’analyse de 4 data centers différents, en étudiant l’impact environnemental de chaque composant dès sa fabrication, en prenant en compte l’allocation partielle des ressources du serveur au stockage des données et leur consommation énergétique.

En moyenne, le stockage de 1 To durant 1 an consomme 3 634 MJ, soit 1 009 kWh.

L’impact de la localisation du data-center

Appliqué au mix énergétique allemand (366 gCO₂e/kWh), cela conduit par exemple à un facteur d’émission de 210 kgCO2e/To/an.

Le service Microsoft 365 est localisé (pour des questions juridiques) en Europe, sans préciser le pays précis. Il est préférable d’appliquer un mix énergétique européen moyen, soit 242 gCO2/kWh en 2023 (source : European Electricity Review)

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L’impact de la réplication des données

Pour assurer le service OneDrive ou Sharepoint, Microsoft annonce qu’il réplique 3 fois les données sur le même data center. Cela peut monter à 6 réplications pour les entreprises étendues utilisant la réplication sur plusieurs zones.

OneDrive repose sur Azure Blob Storage, qui propose plusieurs niveaux de réplication :

  • Locally Redundant Storage (LRS) : 3 copies dans le même data center.
  • Zone Redundant Storage (ZRS) : 3 copies dans des zones de disponibilité distinctes au sein d’une même région.
  • Geo-Redundant Storage (GRS) : 6 copies (3 dans une région principale + 3 dans une autre région).

Facteur d’émission du stockage d’un To durant un an sur OneDrive ou Sharepoint

Pour résumer, le stockage d’un To durant 1 an va consommer 3 634 MJ, soit 1 009 kWh. En moyenne un kWh d’électricité émet 242 gCO2e. Et ce To utile sur Microsoft 365 est répliqué 3 fois. 1 009 kWh x 242 gCO2e/kWh x 3 = 732 kgCO2e

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1 To sur OneDrive, Sharepoint, Teams, Exchange émet

732 kgCO2e / an

pour un usage de Microsoft 365 en Europe.

Facteur d’émissions des flux de données

Il est aussi difficile de donner une valeur précise des émissions de CO2 des flux de données car il y a de très importantes différences en fonction des modes de transmissions utilisés.

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Globalement, l'utilisation d'Internet a une empreinte carbone allant de 28 à 63g d'équivalent CO2 par gigaoctet (Go).

En france, -86% de la valeur médiane de 32 gCO2e/Go, soit 5 gCO2e/Go

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Sources :